L'activité scientifique de l'Institut est clairement
multidisciplinaire, focalisée dans le domaine
biomédical. Sa volonté de contribuer à la compétitivité
économique française se traduit par une activité importante de
valorisation des résultats scientifiques les plus marquants.
Depuis 2003, 28 brevets ont été déposées,
au nom de l'Inserm ou du CNRS, par des chercheurs ou
hospitalo-universitaires de l'Institut, dans certains cas en partenariat
avec des équipes de recherche fondamentale ou clinique extérieures.
La plupart de ces demandes de brevet a déjà fait l'objet d'extensions
nationales et plusieurs d'entre elles sont actuellement exploitées sous
licence par des industriels pharmaceutiques ou des sociétés de
biotechnologie.
La multiplicité des thèmes de recherche abordés par les équipes de
l'Institut se reflète dans l'étendue des domaines
d'applications couverts par ces demandes de brevets :
- Nouvelles approches diagnostiques (maladies
inflammatoires chroniques, cancer)
- Nouveaux modèles animaux de maladies humaines
(insuffisance hépatique, infections parasitaires)
- Nouvelles méthodes de criblage de candidats médicaments
(détection de ligands de récepteurs membranaires, de molécules de la
signalisation, de protéines virales; modèles cellulaires de criblage à haut
débit)
- Nouveaux principes vaccinaux (infection par le VIH,
maladies auto-immunes, cancer)
- Nouvelles stratégies thérapeutiques (cancer, infection
par le VIH, dérèglement du métabolisme, immunodéficience, anémies
inflammatoires et surcharges en fer).
Sur la base de cette propriété industrielle, plusieurs contrats
de partenariat industriel ont été établis entre des équipes de
l'Institut et des sociétés pharmaceutiques ou biotechnologiques, ou encore
avec l'ANVAR, l'Agence nationale de valorisation de la recherche.
Cependant, ces contrats industriels oscillent entre 100 et 200 K€/an,
c’est-à-dire représentent moins de 1% du budget total de l’Institut,
salaires compris.
Les sociétés de biotechnologie Neurotech (1997),
Hybrigenics (1998), Cytomics Systems (2000), CIL Technology, (2000), Annexis
Biotech (2001), Biodelivery system BDS (2002), Cellvir (2004) ont été créées
par des chercheurs de l'Institut qui maintiennent une activité de
consultance scientifique auprès de ces sociétés ou, dans deux cas, en
assurent désormais la Direction générale ou scientifique. De plus, une
demi-douzaine de chercheurs et enseignants-chercheurs seniors de l’Institut
ont une activité de consultance pour des industries pharmaceutiques grandes
ou moyennes.
La Direction de la valorisation au sein de l’Institut assure une
fonction de sensibilisation de l'ensemble du personnel aux
questions de propriété industrielle, de transfert de technologie ou de
collaboration avec un industriel, de consultance scientifique ou de création
d'entreprise. C'est ainsi, par exemple, que depuis la création de l'Institut
en 2002, deux réunions générales d'information et d'échanges ont été
co-organisées l'une avec le Département de Valorisation et de Transfert de
Technologies de l'Inserm, l'autre avec le bureau d'investissement Soffinova
et la participation d'experts en valorisation et de scientifiques créateurs
d'entreprises.